• CHARLES BRILLET

La chute de la StartUp WeWork fait craindre un éclatement de la bulle internet

La chute de la StartUp WeWork fait craindre un éclatement de la bulle internet

Par Charles Brillet I 28/10/2019



Pourquoi la chute de WeWork fait craindre une nouvelle crise financière et se poser la question de la viabilité économique d’un certain modèle de startups qui enchainent les difficultés financières, comme Uber ou Netflix ?


La chute de WeWork est peut-être un indice avant-coureur de l’éclatement d’une bulle. Pour rappel, WeWork est une compagnie qui loue des bureaux dans 111 grandes villes à travers le monde, parfois des dizaines d’immeubles dans chaque ville. Le fondateur rêvait de créer en quelque sorte le Amazon des bureaux.

Mais, afin de couper l’herbe sous le pied de concurrents de plus en plus nombreux et agressifs, Adam Neumann s’est lancé dans une fuite en avant consistant à multiplier les ouvertures de sites jusqu’à en détenir aujourd’hui plus de 500 situés dans une centaine de villes.


Un modèle cool et communautaire

Dans des immeubles rénovés à grands frais, de beaux meubles, des canapés, de la belle lumière, des couleurs vives, de belles plantes, des cafés, bref ça ressemble davantage à une mise en scène pour magazines déco qu’à des bureaux. WeWork vend aussi un état d’esprit cool, une culture communautaire.



C’est vrai que l’histoire était belle. Après dix ans de développement effréné avec un doublement de son chiffre d’affaires tous les deux ans, WeWork a tenté de faire croire à Wall Street qu’elle pouvait valoir une cinquantaine de milliards de dollars.

Même si WeWork avait son siège à New York, on se croirait dans un épisode de la série Silicon Valley. Adam Neumann, le fantasque entrepreneur qui aimait un peu trop la tequila et la marijuana, a accepté mardi de lâcher sa casquette de président du conseil d’administration de WeWork. Adam Neumann aura achevé de plombé la confiance.



Une introduction en bourse avortée face aux pertes de WeWork

WeWork perd énormément d’argent, c’est même une hémorragie de dollars. Ses dépenses sont considérables : dépenses immobilières, dépenses de personnel.

En 2018, elle a perdu 2 milliards de dollars alors même qu’elle ne récoltait que 1,6 milliard de revenus. Et le formulaire S-1 d’introduction en Bourse a révélé que l’entreprise avait encore perdu 690 millions de dollars au premier semestre.


WeWork sauvé par le Japonais Softbank

L’entrée à Wall Street a d’abord été reportée, et Softbank, qui avait investi en masse, devrait prendre le contrôle de 80 % du capital. Les 4 à 5 milliards de Softbank devraient éviter la faillite du géant de la Tech.

Valorisée à plus de 47 milliards avant cette crise, elle le sera qu’à 8 milliards après le rachat par Softbank.

Adam Neumann, qui ambitionnait de devenir le premier « trillionnaire » devra, lui, se contenter du titre de milliardaire. Dur.


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